1er Août 2018 3ème jour de la Décade du Lapin ( Lune de l'Esprit ) -
Guildes

Confrérie d'Ixora (la)

Melugaia

Age : approximativement 10'000 ans
Sexe : Femme
Race : Elfe
Faction : Alliance
Formation : Druide
Description : Ma mère, prêtresse d'Elune, s'appelait Uialithil. Elle était une des nombreuses messagères de Tyrande. Sa profession lui demandait d'effectuer de longs voyages, mais en général elle apportait surtout des messages de Tyrande aux Biens-nés.

Un jour, sur le chemin d'un village Queldorei, son tigre s'affola pour une raison inconnue et elle fit une lourde chute. Elle fut pris en charge par les Bien-nés durant sa convalescence

Quelque temps plus tard, elle revint au temple. Un matin, elle fut pris de nausée en plein culte et du s'en aller. Tout le monde comprit.

Au fur et à mesure que son ventre s'arrondissait, les critiques se faisaient de plus en plus virulentes. « Une prêtresse enceinte et pas mariée ! » « Quelle honte ! » « En plus, avec tout le temps qu'elle a pensé chez EUX, c'est sûrement un des LEUR qui l'a engrossé ». Les mots se firent tellement mauvais que ma mère décida de se retirer dans un petit village pour se « cacher ».

Mais le chemin était long et pénible pour une femme enceinte. Aussi pénible qu'elle me mit au monde, seule, en pleine nature.

Elle est arrivé à un village et tout le monde l'a accueilli chaleureusement. Elle leur a raconté que son époux, un brave chasseur Kaldorei, avait péri lors d'un combat.

Je grandis vite et entourée d'amour dans ce petit village. Les enfants y étaient joyeux et tout le monde semblait heureux. Je passais mes journées à jouer avec les autres enfants jusqu'à ce que ma mère m'appelle pour les repas. Je la vois encore sur le pas de la porte. Ses longs cheveux argentés cascadaient sur ses épaules. Ses yeux me souriaient. Elle me soulevait du sol et me portait à ses lèvres douces pour me couvrir de baisers. Elle me portait jusqu'à la table et souvent elle me regardait manger les bras sous le menton comme une enfant émerveillée écoutant une histoire. De temps en temps, elle relevait mes cheveux qui m'arrivaient devant le visage et de ses longs doigts délicats caressaient mon menton en me disant : « je t'aime mon trésor, tu es si unique »

Mes affinités et ma connexion avec la nature sont apparues très tôt. Je communiquais avec les arbres et passais de plus en plus de temps seule en forêt. Ma mère s'est d'abord insurgée contre mes ballades nocturnes et solitaires puis elle a cessé de crainte de me voir m'enfuir. Je devins de plus en plus sauvage et cessai bientôt toutes relations avec les autres enfants. Je ne dormais pratiquement plus à l'intérieur mais à même la terre ou sur une branche d'arbre. Le seul contact civilisé que je gardais était celui de ma mère. Je revenais régulièrement la voir. Elle me coiffait et m'habillait de neuf. Elle s'énervait de voir mon ancienne robe usée, en lambeau. Elle m'embrassait et me faisait promettre de ne plus partir. Je restais quelques jours, semaines ou mois et je repartais à nouveau dès que l'appel de la forêt se faisait trop fort.

J'avais remarqué qu'environ une fois par mois, ma mère était plus joyeuse que coutume. Elle faisait des gâteaux et passait la journée à chantonner, à changer mille fois de tenues. Intriguée par son manège, je me camouflais parmi la végétation autour de la maison. Je restais là pendant toute la journée sans bouger à l'observer. À la tombée de la nuit, une ombre s'approcha de la maison et entra. Ne ressentant pas de danger, je ne bougeai pas. Au petit matin, l'ombre ressortit de la maison.

Le mois suivant, je retentai l'expérience. Mais cette fois-ci je me cachai bien plus près de la maison pour mieux distinguer et comprendre les paroles échangées. Le soir venu, un elfe s'approcha de la maison et entonna une douce chanson, la même que ma mère me chantait pour m'endormir Ma mère lui ouvrit la porte et se jeta à son cou et il l'embrassa.

Cet événement n'est jamais sorti de mon esprit. Ma mère avait donc un amant !

Furieuse, triste et complètement perdue, je décidais d'en avoir le cœur net. Ma mère ne pouvait pas avoir oublié mon père si vite. Je sortis de ma cachette et entra dans la maison. Les rires se turent soudain et l'air devint pesant. L'elfe posa ses yeux sur moi et commenca à me parler d'une voix douce puis plus rien ce qui ensuite se passa, je n'en ai pas gardé souvenir ou bien je ne m'en souviens pas encore

Je m'éveillai au pied de Nordassil. Quelle splendeur ! Les vibrations qu'il émettait me maintenaient dans une douce somnolence. Je me sentais si bien ! Ma mère remettait mes couvertures en place. Le sol, les murs, le plafond et tous les meubles de la pièce diffusaient une lumière immaculée. Ma mère caressa mon front et avant que je puisse dire quoique ce soit, elle posa un doigt sur mes lèvres en me chuchotant de rester tranquille, que les réponses viendraient.

Je me baladais au pied de l'Arbre-Monde, des druides m'enseignant comment maîtriser mes dons lorsque ma mère accompagnée d'un maître-druide vint me parler de cette nuit : Un de mes dons druidiques, la transformation en félin, m'avait emporté dans sa sauvagerie.

Mes griffes avaient alors frappé cet elfe et ma mère de toutes la fureur et la rage dont je pouvais faire preuve. Je regardais ma mère des larmes amères coulant sur mes joues et elle me souriait. Comment pouvait-elle me sourire et me regarder avec tant d'amour après que je l'ai attaqué ? Elle m'expliqua qu'Elune lui avait donné la force de créer des boucliers énergétiques sur elle et son ami et que je n'avais fait que peu de dégâts sur eux. Je m'étais alors enfui dans la forêt répandant le sang et la mort sur mon passage. La traque dura plusieurs mois et seuls deux druides avaient su me calmer. Je les ai ensuite suivis docilement jusqu'ici où l'on m'avait soigné. L'esprit du Chat ne m'avait quitté que depuis quelques jours.

Le maître-druide m'expliqua alors que j'avais plus de souvenir de cette période et que je n'avais pu me contrôler par faute d'entraînement et d'enseignement. Je pouvais rester au pied de Nordassil pour me perfectionner et rejoindre les autres druides dans leur communion avec la nature. J'accepta avec plaisir d'autant plus que j'avais besoin de contact avec mes semblables.

Ma formation s'étala sur des années. Ma maîtrise de mes dons acquises au minimum, je puis repartir sous ma forme féline vadrouiller dans les forêts. Je revenais régulièrement au pied de notre cher Nordassil faire un rapport à mon maître de ce que j'avais appris.
Ma mère s'était à nouveau installée au temple et avait repris son rôle de messagère. Je la voyais souvent. Elle respirait le bonheur retrouvé. J'étais heureuse pour elle. Je savais que c'était grâce à cet elfe. Même si je ne cautionnais pas qu'elle aime un autre que mon père, j'étais tellement heureuse pour elle.

Les Quel'dorei décidèrent de partir s'installer loin de nous les Kal'dorei et le sourire de ma mère s'effaça à tout jamais. Ses yeux éteints ne s'allumaient qu'en ma présence. Je cessai donc mes randonnées et resta longtemps auprès d'elle. Elle passait la plupart de son temps à écrire ou à me regarder. Son amour devint vite étouffant. Elle me suivait partout et parlait de choses étranges. Ce cirque dura longtemps et je dus prévenir une prêtresse pour soigner son esprit. Celle-ci me dit que ma présence devenait dur à supporter pour elle car je ressemblais trop à mon père que je ferais mieux de ne plus voir ma mère pendant de nombreuses années pour préserver sa santé mentale.

Cet événement coïncide avec le rappel de la promesse des druides de s'endormir pour parcourir le rêve de Ysera ce que je fis.

Je me suis réveillée au début de l'ère du renouveau. J'avais malheureusement oublié beaucoup de chose sur ma vie d'avant. Au départ, je croyais que Teldrassil était Nordassil et je ne comprenais pas la controverse que suscitait le fait de l'avoir planté. C'est tout dire !

Je me souvenais donc de mon nom et de celui de ma mère et qu'elle était prêtresse. Je me rendis donc au temple d'Elune à Darnassus cette nouvelle cité. Là-bas, je demandais à tout le monde s'il connaissait une Uialithil mais personne ne savait qui elle était. C'était impossible. Je demandai alors depuis quand les druides s'étaient endormis et la réponse me mit en état de choc. Je me rendis alors compte de la jeunesse des elfes qui m'entouraient et de mon propre âge. Je venais de passer 10 fois plus de temps à dormir qu'à vivre ! Et qui plus est je suis mortelle à présent ! La colère commença à me ronger et je quittai donc le temple sur le champs.

J'appris que j'avais un soeur et que ma Mère avait succombé des suites d'une maladie. Ma demi-soeur, car nous n'avons pas le même, était furieuse. J'avais abandonné Mère et elle était morte pour moi. Plus jamais je ne la revis et je crois que c'est mieux ainsi.

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